Actually, I Was the Real One
Pour mériter ne serait-ce qu'un regard de son père, Keira a passé sa vie entière à jouer la fille parfaite : docile, irréprochable, effacée. Tout s'écroule le jour où une certaine Cosette débarque en clamant être la véritable héritière. La famille la croit, et Keira est exécutée comme une imposture. Mais dans ses derniers instants, c'est Cosette qui lui murmure une vérité glaçante : « En réalité, c'était toi la vraie. » Sur ce drame de l'identité et du sang, Keira ferme les yeux, persuadée d'avoir tout perdu, avant de rouvrir les paupières des années plus tôt, ramenée dans le passé.
Cette fois, plus question de quémander un amour qui ne viendra jamais. La vengeance la démange, bien sûr, mais à quoi bon s'épuiser à prouver qui est la fausse et qui est la vraie ? Puisqu'on lui a rendu une seconde chance, elle compte bien la vivre pour elle-même, librement, sans masque. Reste à apprendre l'inverse de ce qu'on lui a appris : exister sans se plier. Le récit suit cette héroïne qui n'a jamais su se faire d'amis et qui, peu à peu, s'autorise à laisser entrer quelqu'un, dans une romance aussi prudente que touchante.